Tant de nuances dans ce bleu là,
Tendre aquarelle qu'un peu d'eau voile,
D'une fêlure fait une étoile
Et que d'étoiles dans ce bleu là...
Brisée l'espérance, en sa fleur givrée,
Traquée la fragile, meurtrie l'insoumise,
De trop de blessures le bleu c'est ombré,
A la solitude, sa clarté se grise.
Tant de nuances dans ce bleu là,
Tendre aquarelle qu'un peu d'or teinte,
D'un seul sourire fait une fête
Et que de fêtes dans ce bleu là...
Sur un fil de vie, des perles de rire,
Envolent le sombre, le soleil se lève,
Et d'un bleu si clair renaissent les rêves
Leur clarté limpide balaie les soupirs.
Tant de nuances dans ce bleu là
Tendre aquarelle ou la plume erre,
D'un seul regard fait un poème
Que de poèmes dans ce bleu là...
Sur le papier courent les mots captivés,
Leur douceur dessine l'âme apprivoisée
Sans jamais juger le regard croisé,
Dans ce profond bleu, je me suis livrée.
10 juin 2009
16 mai 2008
Passage
Sombre dans l'éclat de tes yeux
Noir à l'ourlet de ta paupière
Éclair, orage de tes cieux
Torrent, tonnerre, tes colères.
Noir à l'ourlet de ta paupière
Éclair, orage de tes cieux
Torrent, tonnerre, tes colères.
Cascade et cristal dans ton rire
Étoile et strass à ton regard
Minuit la ligne de ton fard
Que ta clarté vient éblouir.
Étoile et strass à ton regard
Minuit la ligne de ton fard
Que ta clarté vient éblouir.
Passés les berges de l'enfance
Si distant le seuil de la femme
Dans ce troublant entre-deux-âmes
Tu cherches toutes tes nuances.
Élégant jeu de cache-cache
Miroir voilé, clarté secrète
De ton aurore tu te détaches
Et tu prépares tes propres quêtes.
13 mai 2008
Une âme
Dans le rire de Natacha se glisse un accent
Le rugueux des briques rouges, le doux d'un ciel gris
Et ce grand élan du coeur, torrent insouciant
Qui dissout toutes les peines, efface les cris.
Dans les larmes de Natacha le passé revit,
Trop haute la vague qui porte toutes ses ombres,
Si dure l'arrête des pierres qui blessent sa vie
Quand au ruisseau de sa voix s'accroche le sombre
Dans les mots de Natacha vibre l'amour,
À la trame de son histoire elle a noué
Quatre rubans, une voile ou le vent court,
Souffle si doux qui l'emporte, vers ses souhaits
Dans les mains de Natacha tient tout un monde,
Des matins, toujours hâtés, aux soirs flânant,
Du plein gris au bel été, file sa ronde.
Elle est l'âme de son foyer, son feu vivant.
Le rugueux des briques rouges, le doux d'un ciel gris
Et ce grand élan du coeur, torrent insouciant
Qui dissout toutes les peines, efface les cris.
Dans les larmes de Natacha le passé revit,
Trop haute la vague qui porte toutes ses ombres,
Si dure l'arrête des pierres qui blessent sa vie
Quand au ruisseau de sa voix s'accroche le sombre
Dans les mots de Natacha vibre l'amour,
À la trame de son histoire elle a noué
Quatre rubans, une voile ou le vent court,
Souffle si doux qui l'emporte, vers ses souhaits
Dans les mains de Natacha tient tout un monde,
Des matins, toujours hâtés, aux soirs flânant,
Du plein gris au bel été, file sa ronde.
Elle est l'âme de son foyer, son feu vivant.
11 octobre 2007
Cinq mille ans
Ce soir, j'ai cinq mille ans, l'humanité s'essouffle,
Dans mes veines enfermés, mille peuples oppressés
Hurlent à la liberté. Cinq mille ans de passion,
De cris, de déchirures qui font frémir ma peau
Et qui battent à mes tempes comme un fleuve qui enfle.
C'est tout mon corps qui souffre à chaque vie cassée,
Chaque peuple brisé pour soûler l'ambition
D'un homme, d'une nation versant la mort à flots.
Ce soir, j'ai cinq mille ans, l'humanité s'élance,
Dans ma chair chaque artiste a tracé sa mémoire
Et laissé son parfum. Cinq mille ans de poètes,
De rêves et de musique, d'émotion que l'on danse,
De mots pressés dans l'encre et de rêves sculptés,
Inspiration fiévreuse et passion exaltée.
Chaque couleur me touche, blessure dérisoire,
D'où sourd pourtant déjà la sève de mes fêtes.
Ce soir, j'ai cinq mille ans, l'humanité s'éclaire
Aux flammes de l'amour pulsant dans chaque veine,
Chaque tempe. Cinq mille ans de murmures, de secrets,
Ou encore de cris d'où jaillit la colère,
D'émotions si brutales qu'elle poussent encore à vivre
Quand la raison chavire que tous les sens s'enivrent.
Chaque idylle nouvelle vient dissoudre la haine
Comme l'eau de l'orage éclate en pluie de rires.
Dans mes veines enfermés, mille peuples oppressés
Hurlent à la liberté. Cinq mille ans de passion,
De cris, de déchirures qui font frémir ma peau
Et qui battent à mes tempes comme un fleuve qui enfle.
C'est tout mon corps qui souffre à chaque vie cassée,
Chaque peuple brisé pour soûler l'ambition
D'un homme, d'une nation versant la mort à flots.
Ce soir, j'ai cinq mille ans, l'humanité s'élance,
Dans ma chair chaque artiste a tracé sa mémoire
Et laissé son parfum. Cinq mille ans de poètes,
De rêves et de musique, d'émotion que l'on danse,
De mots pressés dans l'encre et de rêves sculptés,
Inspiration fiévreuse et passion exaltée.
Chaque couleur me touche, blessure dérisoire,
D'où sourd pourtant déjà la sève de mes fêtes.
Ce soir, j'ai cinq mille ans, l'humanité s'éclaire
Aux flammes de l'amour pulsant dans chaque veine,
Chaque tempe. Cinq mille ans de murmures, de secrets,
Ou encore de cris d'où jaillit la colère,
D'émotions si brutales qu'elle poussent encore à vivre
Quand la raison chavire que tous les sens s'enivrent.
Chaque idylle nouvelle vient dissoudre la haine
Comme l'eau de l'orage éclate en pluie de rires.
01 août 2007
Mères veillent
Mère tempête, mère merveille, mère tendresse, mère tonnerre, mère présence ou mère silence, les jours mots doux, ou les jours ciel bas, toujours est il que nous voilà mère, rien de plus irréversible que cet état là.
État de grâce ou sale état, nous l'assumons, ou pas, mais nous vivons avec cette graine là, plantée en plein coeur. Graine d'amour parfois de haine, elle donne la fibre de ce lien là, celui qui tout à la fois nous attache et nous détache. Attachées à nos vies, nos petits, nos hommes, nos familles, les nôtres, détachées parfois de leurs besoins, leurs exigences, leurs intenses besoins de tout, tout le temps, perdues que nous sommes à ne plus même entendre le chuchotis de nos propres besoins.
Mères comblées, pourtant, au delà de tout ce qui est dissible, gardant en nos entrailles, bien au delà des neuf mois de chair et de sang, toutes les vies que nous portons, juste parce que nous avons fait humanité de ces bouts de vie, et qu'ils nous ont faite mère.
État de grâce ou sale état, nous l'assumons, ou pas, mais nous vivons avec cette graine là, plantée en plein coeur. Graine d'amour parfois de haine, elle donne la fibre de ce lien là, celui qui tout à la fois nous attache et nous détache. Attachées à nos vies, nos petits, nos hommes, nos familles, les nôtres, détachées parfois de leurs besoins, leurs exigences, leurs intenses besoins de tout, tout le temps, perdues que nous sommes à ne plus même entendre le chuchotis de nos propres besoins.
Mères comblées, pourtant, au delà de tout ce qui est dissible, gardant en nos entrailles, bien au delà des neuf mois de chair et de sang, toutes les vies que nous portons, juste parce que nous avons fait humanité de ces bouts de vie, et qu'ils nous ont faite mère.
13 mai 2007
Sous l'ombre
Et si l'ombre n'était que pour ligner la flamme
Le sombre pour nourrir la lumière des âmes?
Le désespoir profond pour que naisse l'espoir
Comme l'aube deplie l'épais velours du noir.
J'ai le goût du bonheur pour avoir eut la haine,
La morsure du deuil, et le voile des peines,
Je façonne mes joies du métal des chagrins
J'invente dans mes ombres l'éclat de mes matins.
Il a fallu la mort pour que je vienne au jour
Que j'en garde avant tout comme un trop plein d'amour,
Et pour aimer assez que battent ces deux coeurs
Tant que le mien palpite celui là ne se meurt.
A l'ombre de mon ombre jadis me suis tassée
Quand au gris de l'aurore l'amant m'a délaissé
Combien plus aujourd'hui je goûte les plaisirs
D'avoir pour d'autres yeux les couleurs du désir.
Toute ma peau s'ecorche sous la serre des luttes
Qui blessent jusqu'à l'âme, attisant la dispute,
Le mépris et le fiel scellent la cicatrice
De l'écoute et du don soudain elle se lisse.
Le sombre pour nourrir la lumière des âmes?
Le désespoir profond pour que naisse l'espoir
Comme l'aube deplie l'épais velours du noir.
J'ai le goût du bonheur pour avoir eut la haine,
La morsure du deuil, et le voile des peines,
Je façonne mes joies du métal des chagrins
J'invente dans mes ombres l'éclat de mes matins.
Il a fallu la mort pour que je vienne au jour
Que j'en garde avant tout comme un trop plein d'amour,
Et pour aimer assez que battent ces deux coeurs
Tant que le mien palpite celui là ne se meurt.
A l'ombre de mon ombre jadis me suis tassée
Quand au gris de l'aurore l'amant m'a délaissé
Combien plus aujourd'hui je goûte les plaisirs
D'avoir pour d'autres yeux les couleurs du désir.
Toute ma peau s'ecorche sous la serre des luttes
Qui blessent jusqu'à l'âme, attisant la dispute,
Le mépris et le fiel scellent la cicatrice
De l'écoute et du don soudain elle se lisse.
15 février 2007
Couleurs
Rouge comme une bouche, un baiser passionné,
Rouge comme une fleur, coquelicot d'été,
Rouge comme le sang dans mes veines hâté,
Rouge comme la rose que tu m'avais donnée.
Bleu comme une mer d'encre, un soir d'éternité,
Bleu comme un papillon dans un champ de blé mûr,
Bleu comme un ciel de mai à l'azur presque dur,
Bleu comme la tendresse, cette douce clarté.
Feu comme un bel automne embrasant la verdure,
Feu comme ton regard que trouble le désir,
Feu comme la chaleur quand monte le plaisir,
Feu comme la jouissance, immortelle blessure.
Vert comme un lac tranquille où le soleil se mire,
Vert comme un paysage doucement valonné,
Vert comme mon regard, apaisé, étonné,
L'instant d'après l'amour, volupté qui chavire !
Rouge comme une fleur, coquelicot d'été,
Rouge comme le sang dans mes veines hâté,
Rouge comme la rose que tu m'avais donnée.
Bleu comme une mer d'encre, un soir d'éternité,
Bleu comme un papillon dans un champ de blé mûr,
Bleu comme un ciel de mai à l'azur presque dur,
Bleu comme la tendresse, cette douce clarté.
Feu comme un bel automne embrasant la verdure,
Feu comme ton regard que trouble le désir,
Feu comme la chaleur quand monte le plaisir,
Feu comme la jouissance, immortelle blessure.
Vert comme un lac tranquille où le soleil se mire,
Vert comme un paysage doucement valonné,
Vert comme mon regard, apaisé, étonné,
L'instant d'après l'amour, volupté qui chavire !
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